Premiers essais de la ligne 5 de tramway à Voie Domitienne

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Discours prononcé par Michaël Delafosse à l'occasion des premiers essais de la ligne 5 à Voie Domitienne.

Il y a un film de Tennessee Williams qui s'appelle « Un tramway nommé Désir ». Je crois que je vais la faire souvent, celle-là.

Je suis très heureux d'être présent aux côtés de Mme Frêche, Vice-présidente en charge des mobilités, M. Calvat, Vice-Président aux finances de la Métropole mais président de TAM, Mme Houguet qui est élue du quartier, Mme Cabello qui a travaillé sur tout le sujet accessibilité avec Mme Frêche, le comité de liaison et l'association actuelle. Je veux vraiment remercier Mme la Députée de sa présence, Mme Dombre-Coste, c'est important.

Je veux garder un mot important pour M. Messner et à travers vous pour toutes les équipes de TAM qui sont en train d'accomplir une performance. Je veux le dire, vous avez vaincu la France des procédures pour faire réussir la France des projets. Parce que le suffrage universel vous a confié comme mandat de réaliser une cinquième ligne de tramway pour Montpellier.

Quand je suis devenu Maire, Président de la Métropole le 17 juillet 2020, on m'avait indiqué que le tramway entrerait en service au mieux en 2027 et au pire en 2028. Et j'avais indiqué alors aux équipes que quand on prend un engagement devant les habitants d'un territoire, on l'honore et c'est pour ça que le 20 décembre, nous serons ici et les premiers usagers du tramway pourront s'en emparer et il y aura une fête évidemment qui sera sobre parce que nous devons être parcimonieux, mais évidemment nous fêterons ça, c'est un événement tant attendu.

Cher Antoine Coppolani qui représentait ici l'université, sa Présidente Anne Fraisse, merci parce que nous vous devons aussi des excuses parce que normalement le tramway devait être en service avant l’Atrium.

L'Université a été plus rapide et nous avons ici l'un des plus beaux bâtiments dans le cadre du plan campus et donc nous en sommes très heureux. Tout comme nous avons inauguré ensemble le parvis Marc Bloch qui est l'une de ces nouvelles places que le tramway voit se déployer grâce aux urbanistes de l'agence GO que je veux aussi saluer qui travaillent avec les équipes de TAM. Parce que le tramway, comment ça se passe ? Je tease un peu parce qu'il est derrière moi.

Comment ça se passe ? La Métropole finance le rail et les stations et donc la compétence mobilité, mais la ville de Montpellier, la commune de Montpellier, verse à la métropole un fonds de concours de 100 millions d'euros pour aménager tous les espaces publics autour du tramway. Ce qui permet d'avoir cette phrase qui est le tramway, il change la vie de tous ceux qui auparavant n'avaient que la voiture pour se déplacer et donc qui peuvent utiliser les transports collectifs. Mais il change la ville et il permet de la redessiner de façade à façade, comme on dit dans les réunions de travail, mais de transformer les espaces publics.

Ici le parvis Marc Bloch. Nous aurons un rendez-vous pour inaugurer la nouvelle place Saint-Denis, ce boulevard Clémenceau métamorphosé, la place du 8 mai 45, mais évidemment tout le travail qui est fait le long du tramway où là nous avons permis à d'autres mobilités de s'affirmer, les trottoirs et la marchabilité et évidemment les pistes cyclables qui aujourd'hui sont en majesté sur la route demande et se poursuivent et donc transforment la ville. Ici le 20 décembre, nous pourrons prendre le tramway et tous les usagers qui habitent la Métropole depuis deux ans bénéficient de la gratuité des transports en commun.

Quel engagement majeur de notre territoire, conciliant le pouvoir d'achat, préoccupation première de nos concitoyens et la question écologique, préoccupation première de beaucoup, mais surtout de la jeunesse pour laquelle nous nous engageons. Gratuité des transports, nous sommes le plus grand réseau d'Europe à le faire.

Cher Loïc Messner, dans tous les colloques où vous allez, dans vos réseaux professionnels, on vous demande, mais on veut faire comme à Montpellier.

La gratuité des transports, c'est une grande idée. Et d'ailleurs, j'ai vu que mon ami Nicolas Mayer-Rossignol à Rouen la faisait pour les moins de 18 ans depuis hier. J'ai vu que Christian Teyssèdre, le Maire de Rodez, l'avait mise en œuvre, qu'Emmanuelle Gazel, la formidable Maire de Millau, l'a faite dans sa commune.

Et je suis convaincu que cette idée va l'emporter. Et d'une certaine manière, cette idée de la gratuité des transports, eh bien, elle fait que nous, mesdames et messieurs, chers Montpelliérains, chers Montpelliéraines, chers habitants de la Métropole, eh bien, nous y sommes. Nous, on est la seule ville, la plus grande ville d'Europe à faire la gratuité des transports.

C'est un titre de fierté. Et nous, nous sommes aussi la seule ville où ce sont des œuvres d'art qui nous transportent. Garouste et Bonetti pour la ligne 1 et 2. Cher Antoine Coppolani, un étudiant célèbre, couturier de l'Université Paul Valéry, Christian Lacroix, a fait le design de la 3 et 4. Et donc, il nous a fallu choisir un design pour la cinquième ligne de tramway, même si le petit frère du réseau qui est entré en service est lui aussi désigné, le bus tram.

Et donc, nous avons demandé à Barthélémy Toguo, artiste du Cameroun, artiste qui vient du continent africain avec lequel nous entretenons des liens d'échange réciproques, qui est un artiste qui a été exposé au Louvre, au musée Pablo Picasso, qui est celui qui fait, vous avez vu, c'est un métier, qui fait le design de la cinquième ligne de tramway. Eh bien là, les tests ont commencé. Nous l'avons dévoilé en présence du ministre François Rebsamen en dépôt.

Et donc, en avant-première, dans cette fin d’août, à tous ceux qui sont extrêmement impatients de voir la fin des travaux, et moi le premier, et bien nous vous présentons le design de la cinquième ligne de tramway qui entre en service avec ce bruit légendaire. Et bravo aux équipes de TAM.