Bonjour à tous et à toutes, en ce samedi matin ensoleillé, mais où les cœurs sont lourds et graves. Et chère madame, je vais vous dire, toute l'assistance qui est là est à vos côtés pour vous accompagner dans cette insoutenable épreuve qui est la perte d'un enfant. Je reviendrai à la fin de mon propos sur Elias.
Je voudrais d'abord saluer les personnalités présentes, Monsieur le Vice Président de la région, cher Kamel, d'être là. Je sais que ton agenda est très occupé et c'était important. Merci à la région de nous avoir apporté de l'argent pour financer ce très beau projet.
Je veux remercier le représentant du département, Rachid El Moudden. Saluer ma collègue, conseillère municipale des enfants. Vous voyez quand on dit, la jeunesse c'est n'importe quoi, moi je suis un maire très fier de la jeunesse de Montpellier. Bravo à toi.
Je veux profiter de cela. C'est la première inauguration et intervention publique dans le quartier de La Paillade pour faire un petit focus sur quelques visages qui vont être les interlocuteurs des habitants. Bien sûr le maire, mais aussi les élus, Madame Gimenez qui est vice-présidente en charge de la politique de la ville et qui porte l'ambitieuse rénovation urbaine qui est à l'œuvre dans ce quartier dont je sais qu'elle est attendue. Beaucoup disent ça se voit. On aimerait que ça aille plus vite. C'est vrai.
Présentez monsieur Baraka qui est dédié à la concertation autour des projets de rénovation urbaine qui est un nouvel élu du conseil municipal qui doit faire en sorte que chaque citoyen, chaque citoyenne puisse être pleinement partie prenante sur les projets de réaménagement. Partie prenante c'est pas dire oui à tout ou non à tout. C'est faire ensemble, cheminer ensemble pour faire encore mieux ensemble.
Donc merci à Marouane et Nelly Lacince qui est élue du quartier qui remplace Madame Brunet. Chère Véronique, je cherche du regard qui a souhaité ne pas se représenter.
Les gens ils ont une espèce d'élégance et Véronique c'est la plus élégante des gens élégants. Elle s'est beaucoup appliquée pour mener à bien les projets et donc voilà qui passe la main. Évidemment saluer les autres collègues élus qui sont présents.
Je reviendrai évidemment à Fadela et Habib pour UNi'SONS à la fin de mon propos. Saluer toutes les associations, tous les acteurs présents. Je vois des visages formidables.
L'association GSC, les équipes de l'UFOLEP, Boumediene. Je vois M. le Procureur de la République, M. Grini qui est un enfant du quartier, qui incarne la réussite républicaine et qui veille évidemment au respect des lois qui nous protègent. C'est très touchant de le voir mais ça y est je me suis lancé dans une énumération, j'ai oublié la moitié des gens. Pardonnez-moi, soyez tous remerciés.
Alors mesdames et messieurs, ici c'est encore un nouveau projet et cette fois-ci ce n'est pas un rendez-vous pour démolir. On a démoli la tour d'Assas, on a démoli l'arche Mercure, on a démoli à l'intérieur la piscine Neptune. Non, maintenant c'est une inauguration où on voit des projets se réaliser. Symbole de la transformation du quartier.
Il y a un an, M. le Premier ministre était venu inaugurer l'école Hypatie. Et à la rentrée la nouvelle école en construction sera elle aussi inaugurée. Et ici nous inaugurons à la fois la coulée verte qui est là, la voie cyclable et ce parc pour enfants. Un endroit où avant les voitures passaient à toute vitesse. Et où nous avons dit, ce n'est jamais simple, qu’il faut essayer de travailler avec la connexion entre le quartier de Pierresvives et celui de la Paillade le long du Rieutord.
Le bitume est parti pour planter ici des arbres, cher Stéphane, et pour faire en sorte que nous créions des espaces d'ombre. C'était le projet et que finalement, puisque ici beaucoup d'habitants, comme dans d'autres endroits à Montpellier, on habite dans des immeubles, et bien nous ayons des jardins collectifs où nous puissions nous retrouver ensemble, nous promener, partager. Et avec Madame Gimenez, un moment est venu la discussion de finalement qu'est-ce qu'on peut faire ici.
Et l'idée a émergé de faire une aire de jeu. Et alors ça c'est formidable de se dire quelle place on donne à nos enfants pour qu'ils s'amusent plutôt qu'ils soient derrière des écrans. Et alors à Montpellier, faire une aire de jeu, c'est pas un chemin simple.
Je vais vous le dire. Vous savez, il y a des airs de jeu, il y a deux petits chevaux et un petit toboggan, comme à côté de la piscine Neptune, dont je salue les équipes et que j'ai visitées tout à l'heure, et j'annonce que le 6 juillet, le grand bassin de plein air sera réouvert pour tous les habitants à la Mosson.
C'est un, deux, trois bassins pour la piscine. Vous avez une aire de jeu, elle est sympa, etc. Et on s'est dit avec Madame Gimenez, faut qu'on fasse une aire de jeu pour les habitants du quartier, bien sûr les enfants, mais que les enfants disent à leurs copains « Oh, venez ici, elle est très bien et on peut y jouer ». Il y a une concertation précieuse qui a donné lieu au toboggan le plus haut de la ville, 9 mètres. Voilà, le plus haut. Pour que les enfants y créent leur imaginaire, qu'ils puissent jouer.
Alors tout à l'heure, des habitants, des riverains m'ont dit « Monsieur le maire, parfois il y a du bruit. » Alors les enfants, en journée, s'amuser, c'est normal. La nuit, on doit dormir.
Mais surtout, je voudrais rassurer. Il va bientôt y avoir une caméra aussi, pour éviter que d'autres viennent embêter l'air de jeu. Puis on va faire d'autres airs de jeu dans le quartier.
Parce qu'au fond, il faut donner plus d'espace pour que les enfants s'amusent. Vous savez, aux Arceaux, on a mis deux balançoires. Et tu sais ce qui m'arrive ? J'ai une pétition pour avoir dix balançoires.
C'est bon signe, quand les enfants disent « Plus d'airs de jeu, monsieur le maire, plus de lieux pour s'amuser, plus de paniers de basket. » Et donc évidemment, ce n'est que le début, mesdames et messieurs. Et puis, vous voyez les poteaux qui sont là ? On peut se dire « Mais qu'est-ce que c'est que ça ? » Eh bien, ces poteaux, ça va être des brumisateurs d'été.
Alors, vous allez dire « Le maire, de quoi il nous parle ? » Il fait froid en ce moment. Tout à l'heure, je croisais des gens, mesdames. On a dit on a ressorti les doudounes, au mois de mai.
Oui, mais on sait que l'été, il y a des épisodes de canicule. Et donc, on pourra venir jouer, se rafraîchir, à la manière de ce que nous avons fait sur l'esplanade. Et donc, cette aire de jeu, elle en annonce d'autres. Elle dit les transformations en cours du quartier.
Je voudrais ici d'ailleurs préciser quelques dossiers. Nous allons travailler dur, mais à l'entrée du quartier de la Mosson, vous le savez, il va y avoir bientôt les services des impôts, 250 emplois qui vont s'installer. Alors, pas pour embêter les gens, mais pour veiller que l'impôt soit bien collecté pour financer les projets pour le quartier. Il va y avoir l'antenne de l'hôpital de Montpellier, du CHU, pour permettre d'avoir des consultations, des scanners, des IRM, pour pouvoir agir pour la prise en charge de la santé des habitants du quartier et de l'ouest de Montpellier.
Et puis, viendront s'installer aussi d'autres services publics pour faire en sorte que le quartier de la Mosson, il ait des services publics comme on en a mis dans le quartier de Port Marianne. Et donc, c'est l'engagement qui est le mien pour rééquilibrer la ville. Et mon cher Habid, ma chère Fadela, vous qui portez ce projet incroyable d’UNi'SONS, de dialogue des musiques de tout le tour de la Méditerranée au mois de septembre, dont Elias était une des figures, mais j'y reviendrai.
Eh bien, nous allons aussi rénover les locaux d’UNi’SONS pour y faire une salle de concert, un lieu d'exposition, un lieu de rencontre autour de la culture. Non pas que vous n'êtes pas bien là où vous êtes, mais il faut que vous ayez encore plus de locaux pour continuer à porter l'ambition en faveur de la culture. J'ai aperçu Luc Braemer et peut-être des équipes du théâtre Jean Vilar, et c'est très important.
Je recevais M. Le Maire de Heidelberg dans l'école qui porte le nom de sa ville, et je lui disais, là-bas, il y a la classe danse qui est un très beau projet qui aura l'occasion d'être montré lors du festival. J'énumère beaucoup de choses là.
Vous n'avez retenu que la moitié, et c'est normal, mais ça dit tout l'engagement de la municipalité, des agents publics, des associations formidables qui existent et qui euvrent sur ce quartier. Alors, parfois, dans la vie d'une ville, il y a des drames. Il y a des gens et des visages qui œuvrent pour le commun, qui sont bénévoles, qui trouvent un travail dans une association, mais évidemment, ils ne font pas les 35 heures. Ils donnent tout leur temps et tout leur cœur pour les autres. C'était votre fils, madame. Elias.
Il était à UNi'SONS. Un jour, Habib, il l'a rencontré, il lui a dit, tu pourras travailler à UNi’SONS si tu as ton bac. Et il rêvait tellement d'être dans ce projet formidable qu'il a obtenu brillamment son baccalauréat.
Et puis, des années durant, il s'est tourné vers les autres en faisant vivre cette association. Ce festival qui nous fait, qui nous montre que la mer méditerranée, ce n'est pas une mer qui nous divise, c'est une mer qui nous rassemble, qui nous unit. Et c'est une figure.
Et quand nous avons appris sa disparition, pour vous, c'est un chagrin infini et inconsolable. Mais pour la ville, il y a eu des hommages de partout, des gens ont pris la parole sur les réseaux sociaux, à leur manière, pour lui dire combien il avait compté, il avait fait du bien.
Et donc, quand j'ai appris cela, il faut pas me remercier Habib, c'était normal que son nom puisse être dans la ville, puisse être ici, ici où les arbres vont pousser, ici où les enfants vont grandir, ici où l'espoir se cultive, où la fraternité s'écrit, à l'image de sa vie, à l'image de sa vie. Et donc, Elias, sa mémoire, elle est vivante ici, elle est ardente par ces enfants.
Et un jour, il y a des petits qui diront, mais qui était Elias ? Et nous raconterons que c'était quelqu'un qui faisait du bien, et peut-être, on pourrait faire comme lui, et donc il sera ainsi vivant. Alors, voilà le sens de cette dénomination, cher Fadela, cher Habib et tous ceux qui l'ont connu. Il est là, tout comme il est aussi aux côtés de son papa, Essaouira, et je veux ici le relever comme un symbole, ici et au Maroc.
Symbole de citoyens et de citoyennes de Montpellier, qui ont des racines des deux côtés de la Méditerranée, et qui, loin des discours de haine et de repli, eh bien, nous unissent et nous rassemblent. Elias était de ceux-là. Il est là-bas, il est là, il est là, et là-bas, à Essaouira et à Montpellier.
Symbole de ces liens que nous devons défendre, parce qu'enfant du quartier, enfant du Maroc, enfant de France, enfant du monde, qui a fait tant de bien pour ce monde. Alors, chère madame, nos pensées vont vers vous, vers votre famille, et vers votre petite-fille, Nour, qui grandit, et à qui nous devons célébrer la vie, avec le souvenir de son papa. Je remercie toutes celles et tous ceux qui ont rendu possible ce projet, je remercie cette foule si nombreuse, qui est aux côtés de la famille d'Elias, et je vous demande partout, partout, de raconter son histoire.
Oui, si nous le voulons, nous pouvons être des hommes et des femmes de bonne volonté, au service du dialogue entre les peuples, au service de l'élévation de chacun d'entre nous, pour le meilleur d'entre nous, pour ceux qui sont l'avenir, ces enfants qui vont jouer dans le square, Elias Belassal. Merci à tous.