Bonjour à tous et à toutes, merci d'être présents si nombreux pour ce traditionnel mot d'ouverture de l'Antigone des Associations qui en fait a déjà commencé bientôt ce matin et je voudrais remercier tous les agents de la Mairie de Montpellier qui sont tous les jours dans tous les services mobilisés pour préparer.
Je voudrais ensuite remercier les collectivités présentes, le Département, la Région Occitanie qui sont à nos côtés pour soutenir les associations. Saluer Monsieur le maire de Murviel-lès-Montpellier qui est venu.
Alors merci à tous les agents qui préparent cela. C'est le service public, c'est les agents publics qui se déploient. D'ailleurs les agents publics qui ont des stands pour permettre à tout à un chacun de bénéficier des différents services publics. Je ne prends pas le risque de les énumérer, médiathèque, petit-enfance, les écoles, les services autour de la biodiversité pour aider chacun à participer au rafraîchissement de la ville par les bons de végétalisation, etc.
Et puis autour des services publics, il y a évidemment ce qui nous rend tous très fiers montpelliérains et montpelliéraines. La grande fierté c'est de voir tous ces bénévoles que nous rencontrons tout au long de l'année sur les clubs de sport, les associations de mémoire, les associations de relations internationales, les associations de solidarité, les associations qui œuvrent en faveur de la culture, toutes ces associations qui contribuent à renforcer le lien social, à démontrer que quand nous sommes ensemble, nous sommes plus forts, que quand nous tendons la main et nous partageons ensemble, nous sommes plus solidaires et nous sommes, chers Sébastien, plus fraternels.
La fraternité n'est pas un mot sur le fronton des écoles et de nos mairies, cher Gilles, mais ça doit être une réalité au quotidien. Et c'est vrai qu'à travers cet Antigone des Associations, nous voyons toute la vitalité d'une loi. La loi de 1901, qui a 125 ans, grande conquête de la Troisième République, où justement on favorise l'essor de la vie associative.
Et quand parfois nous doutons de la démocratie, et bien elle est là, très présente par la vitalité associative. Je voudrais, mesdames et messieurs, avoir un petit mot particulier pour l'ensemble des organisations syndicales qui ont leur stand. Vous savez, nos syndicats qui contribuent à la défense des salariés qui font vivre la démocratie sociale.
Je veux les saluer parce que dans d'autres villes de l'Occitanie, il y a des maires qui ferment les maisons des syndicats et les bourses du travail, comme il existe des maires qui parfois ferment, pour des raisons d'ordre idéologiques, des locaux aux associations. Et donc je me dois de vous décrire cela parce que nous, nous devons tenir bon et poursuivre le mouvement de soutien. Je sais parfois, quand je fais le tour des stands, qu'il nous faudrait accorder un peu plus de subventions ici, reprendre les locaux là.
Tout ça, nous le savons. Et nous travaillons d'arrache-pied, et c'est Sébastien Cote, premier adjoint, qui pilote avec d'autres élus l'ensemble de ces dossiers, pour simplifier la vie associative avec des conventions triennales, des mises à disposition de locaux, des mises à disposition de salles, chaque fois que cela est possible. Être à vos côtés pour continuer à rendre Montpellier une ville belle, parce qu'elle est une ville solidaire.
Donc merci à toutes ces forces vives qui sont là, à peut-être aux Montpellierains et Montpellieraines qui viennent d'arriver. Certains ont emménagé dans notre belle ville. Ils mesurent la vitalité de ce qu'est l'énergie de Montpellier. Permettez-moi d'aborder quelques questions d'actualité.
D'abord, nous avons vécu un été particulièrement difficile par la canicule, et en ce moment même, nous savons qu'il fait très chaud, mais si la brise est la bienvenue, nous savons qu'aujourd'hui l'urgence climatique est là.
Le réchauffement climatique est présent, et puisqu'il s'accélère, nous allons accélérer. J'aurai l'occasion au mois d'octobre de présenter un ensemble de mesures, souvent d'ailleurs fruits de propositions d'associations, sur lesquelles nous allons nous mobiliser pour faire en sorte de nous adapter et que notre ville soit la plus résiliente possible. Je voudrais prendre un exemple d'adaptation.
Ça m'a été reproché, beaucoup de travaux, mais regardez sur l'esplanade. Nous avions porté ce projet pour faire baisser la température de huit degrés. Eh bien, lors des épisodes caniculaires sur les bancs, autour des fontaines, autour de ce qui est des imperméabilisés, on se retrouve, on se parle, on se protège.
Et bien, sur l'allée centrale d'Antigone, nous poursuivrons les aménagements avec une ligne d'eau, une ligne fraîcheur pour que l'espace public puisse être protecteur. Lors de la rentrée scolaire, et je la souhaite bonne à tous les élèves qui sont rentrés, nous avons pu visiter des nouvelles écoles qui, par le travail des architectes, permettent d'obtenir un confort d'été. Mais il nous faudra aller plus loin.
Je me dois de vous parler de cela parce que si nous sommes indifférents à l'été que nous venons de passer, nous sommes dans l'erreur. Nous devons aussi être aux côtés de nos forces de sécurité. Et je voudrais avoir, en votre nom, un mot de remerciement à nos pompiers qui, précisément, ont su, en quelques heures, maîtriser le feu de Murviel-lès-Montpellier.
Grâce au travail de débroussaillage de moyens qui sont accordés par la métropole et le département, nous avons évité le pire. Mais je me dois, en votre nom, d'avoir une pensée pour nos compatriotes de Gironde. Je vais avoir un propos très grave.
S'il fait chaud l'été à Montpellier, les risques sont là pour le mois de septembre, d'octobre et de novembre. Et donc, il nous faut être très attentifs aux consignes de sécurité lors des grands épisodes méditerranéens. Ce qui s'est passé le 24 août pour la commune de Saint-Georges-d'Orques, les nombreux arbres qui sont tombés en nombreux points de la Métropole, heureusement sans dégâts humains, quoique deux agents publics blessés, nous obligent à être extrêmement prudents.
Il me revient de vous tenir ce discours de gravité sur ces enjeux-là. Mais nous devons continuer à nous adapter en aménageant les digues, les protections, les bassins de rétention, à l'image de ceux que nous avons faits le long de la ligne 5 du tramway. L'honnêteté commande de vous dire que nous sommes là face à des investissements importants que nous avons à réaliser.
Et souvent, des jeunes viennent me voir et me disent « Monsieur le maire, quand est-ce que vous allez faire la sixième ligne de tramway ? ». Je leur dis « C'est bon, on se calme, moins de travaux ». Mais surtout, les moyens publics doivent être davantage consacrés à ces aménagements-là pour pouvoir nous protéger. Tout comme les travaux de protection de la ressource en eau. On a fait un gros travail sur la régulation des fuites en passant de 23% de fuites à 13%. Il nous faut aller à 10% pour garantir l'accès de tous et de toutes à l'eau. Et je veux saluer le travail de la Régie publique de l'eau et de l'assainissement en la matière. Adaptation au changement climatique, politique de risque.
Ce matin, j'ai été très touché d'une rencontre. Permettez-moi de la partager. Ce matin, j'ai rencontré sur deux stands d'associations des citoyens venus des États-Unis qui ont fait le choix de s'installer dans notre ville. Et je leur dis « Pourquoi ? ». Eh bien, ils me répondent parce qu'il y a Monsieur Trump dans leur pays. Ce dirigeant qui nie le changement climatique. Nous, nous devons poursuivre notre engagement pour réduire nos émissions de CO2.
Et je veux le dire avec beaucoup de force. Nous allons poursuivre notre engagement pour une vie plus marchable, plus cyclable, d'aménagement dans les quartiers populaires où les gens sont les plus exposés, de rénovation pour conquérir de la sobriété. Et parfois, j'entends des gens qui nous moquent parce que nous avons fait le choix de la gratuité des transports.
Eh bien, moi, je le revendique haut et fort parce que nous pouvons continuer à s'emparer de la phrase de Stéphane Zweig « telle la veuve qui avance ». Eh bien, moi, je crois qu'au contraire, il faut poursuivre. Et hier, j'étais à Saint-Étienne. Non pas pour le match.
Voilà, c'était dur. Mais allez nous sommes évidemment derrière l'équipe de Montpellier. Je terminerai là-dessus. Et son maire a lancé lui aussi un chemin de gratuité des transports. Il nous faut continuer à aller de l'avant pour réduire nos émissions de CO2. Nous ne sommes qu'un petit bout de la terre, Montpellier.
Nous ne réglerons pas tous les problèmes du monde, assurément. Mais, mesdames et messieurs, ensemble, nous devons en prendre notre part. Et je sais combien, dans la vitalité démocratique du monde associatif, il y a des forces immenses qui peuvent nous accompagner.
Alors, c'était quelques propos sur ces sujets. Ils arrivent aussi au lendemain d'élections municipales. Ou ce n’est pas parce qu'on est au lendemain des élections qu'on se repose, mes chers collègues.
Au contraire, on travaille plus, on est plus sur le terrain, plus à l'écoute. Et vous avez de nouveaux élus pleinement disponibles, engagés, qui consacrent leur temps et qui doivent être très disponibles à vos côtés pour vous accompagner dans leurs projets. Et je ne doute pas que vous aurez satisfaction. Je me tourne vers eux. Je ne veux pas entendre. On vous a écrit, M. le maire, nous n'avons pas de retour.
Voilà, au travail pour la ville, ensemble. Au travail, au travail. Alors, au lendemain des élections, bien sûr, d'ici quelques semaines, et le plus possible sur beaucoup de sujets, presque tous les sujets de la concertation pour dérouler les engagements électoraux que nous avons formulés pour notre ville.
Si la vitalité démocratique, c'est le monde associatif, le devoir de ceux qui ont eu la confiance du suffrage universel, c'est de tenir leurs engagements. Nous tiendrons nos engagements. La parole donnée, c'est celle qui compte.
Enfin, mesdames et messieurs, enfin, terminons par une déclaration d'amour. J'en ai besoin de vous dire que je vous aime, que nous aimons ensemble, Montpellier, que nous aimons cette ville ouverte sur le monde, une ville qui fait de l'accueil et de l'hospitalité son devoir à l'image des bancs publics, de cette ville qui, dans le pessimisme ambiant de ce grand pays, la France, croit à sa ferveur et sa capacité de rassemblement, d'émerveillement et de partage à travers l'ambition qu'elle porte pour les arts et pour la culture. Qui retrouve de la ferveur dans les stades de nos équipes de haut niveau, qui aiment suivre l'aventure d'Alexis et Félix Lebrun à travers la planète, qui nous rendent si fiers, qui poussent les uns et les autres à pratiquer du sport. Et mesdames et messieurs, ou plutôt messieurs, habituez-vous à voir de plus en plus de femmes pratiquer du sport et d'équipes de haut niveau.
Ainsi est Montpellier, une ville qui croit en elle, qui porte de l'ambition, qui répond du mieux qu'elle le peut à la crise écologique et qui croit à un projet humaniste, fraternel, ouvert aux uns et aux autres, et au final une ville qui ressemble à ce moment incroyable où du Polygone jusqu'au Lez, il y a des centaines de tentes sous lesquelles on retrouve des milliers de bénévoles et de gens qui s'engagent pour essayer d'œuvrer à une ville toujours meilleure, qui ne laisse personne sur le côté, une ville qui s'implique pour essayer de donner le meilleur d'elle-même. Alors mesdames et messieurs, beaucoup d'amour entre nous pour cette ville. Donnons le meilleur.
Merci de ce que vous faites. Soyons plus forts ensembles face aux grands défis qui nous attendent, les plus grands comme les plus modestes.
Ville Montpellier !